Alim Konaté (Président CTT) : « si le TAS donne raison à New Stars »





Le président du Comité Technique Transitoire Alim Konaté a, jeudi dernier à Yaoundé au cours d’un point de presse, donné les raisons de la non-application des sentences rendues par la chambre de conciliation et d’arbitrage du comité national olympique et sportif du Cameroun permettant aux Astres de Douala et à New Stars de réintégrer l’Elite one.

 New Stars et Astres de Douala

« Nous avons deux cas qui se sont passés avant le début de la saison ou alors lorsque la saison était en train de reprendre. C’est les deux décisions de la chambre de conciliation et d’arbitrage du comité national olympique et sportif concernant les clubs Les Astres de Douala et New Stars de Douala. Je ne vais pas revenir sur les détails de ces affaires que vous connaissez tous puisque ça a fait couler beaucoup d’encre. Mais nous avons pris des positions par rapport à ces affaires-là. Nous avons pris deux décisions différentes parce que ce sont deux cas différents. Pour le cas New Stars, nous sommes deux parties devant le tribunal arbitral du sport, concernant cette sentence-là. Pourquoi nous avons pris le parti d’aller au tribunal arbitral du sport ? Parce que, nous a-t-il semblé, au niveau de la fédération, que le football est un jeu. Et le football est un jeu qui se joue sur le terrain avec des règles. Et les résultats du terrain doivent être ceux qui ont la primeur. L’essence de notre jeu, c’est de gagner des matches sur le terrain en jouant au football. Ce n’est pas de gagner parce qu’on est le plus rusé ou le plus habile sur le plan du droit, ou on a les meilleurs tuyaux ou les meilleurs réseaux. Ce n’est pas ça l’esprit du jeu. L’esprit du jeu, c’est de faire des équipes de football compétitives, de les préparer pour aller gagner sur le terrain et de respecter le verdict du jeu. Nous avons constaté que depuis plusieurs années, quand nos championnats arrivent dans leur phase finale, il y a une recrudescence, il y a un afflux d’affaires dans nos juridictions sportives qui viennent modifier les résultats acquis sur le terrain et qui décident souvent qui va être champion, qui va aux compétitions africaines ou qui va descendre. Ce sont des actions récurrentes qui ont tendance à devenir une habitude. Et de notre point de vue, il faut mettre fin à cela. Il faut revenir à des pratiques plus éthiques et plus orthodoxes à savoir que nous jouons sur le terrain avec des règles qui sont connues de tous que nous respectons et que nous respectons aussi le verdict du terrain. C’est pour ça que dans le cas de New Stars, sans revenir sur les détails de l’affaire, nous avons pris cette position-là et nous sommes devant le TAS. Il va de soi que si le TAS donne raison à New Stars, nous n’aurons aucun problème, ce n’est pas une affaire personnelle. Nous aurons aucun problème pour appliquer la sentence qui sera rendue en réintégrant New Stars dans ses droits. Mais je doute fort, de ce que je connais de dossier que ce soit le cas.

Les Astres de Douala

Dans le cas des Astres de Douala, c’était une situation totalement différente qui a son origine dans les dysfonctionnements qu’il y a eu lieu sous l’égide de la LFPC actuellement suspendue. Quand nous avons eu cette décision, nous l’avons analysée tranquillement avec les membres du CTT. Nous avons déjà attendu d’avoir la décision, entre temps les compétitions évoluaient déjà. Et dans l’état de l’évolution de nos compétitons, il était impossible d’intégrer Astres de Douala au niveau de notre championnat Elite One, donc d’appliquer cette sentence sans porter atteinte à l’intégrité de la compétition. Si une compétition s’est jouée jusqu’à un certain niveau et que vous retirez une équipe, ça aura les conséquences sur tout le classement. Si cette équipe-là gagnait des matches, ça va fausser le classement. Nous leur avons expliquer tout cela. Ce n’est pas facile à comprendre. Nous avons entrepris de discuter avec les dirigeants des Astres de Douala pour leur expliquer cette position. Il faut ajouter à cela qu’il y avait des contraintes de calendrier dues à l’organisations du CHAN par le Cameroun qui ne permettaient pas de tirer en long la compétition. Je peux également comprendre leur position mais la raison a fini par l’emporter. Je dois, de ce point de vue, tirer un grand coup de chapeau au président Kamdem qui a fait preuve de beaucoup de sagesse et surtout de beaucoup de responsabilité. Ils ont accepté de continuer à évoluer en championnat Elite Two. Nous avons pris l’engagement d’appliquer la sentence qui les réintègre en Elite One la saison prochaine, quel que soit leur classement. Et donc ils sont en train de jouer. C’est une solution qui, peut-être n’est pas la meilleure, mais c’est la meilleure que nous avons trouvée pour répondre au problème qui était posé. »

Propos recueillis par Léger Tientcheu à Yaoundé

 

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