CHAN Afrique du Sud 2014 : Libye et Zimbabwe quêtent la finale





La Libye ou le Zimbabwe en finale du 3e Championnat d’Afrique des Nations, personne n’avait imaginé une telle hypothèse au moment du tirage au sort. La Libye, pourtant présente lors de la CAN 2012 en Guinée Equatoriale, ne recueillait aucun suffrage, trop peu d’informations circulant sur l’équipe. Quant au Zimbabwe, seule équipe avec le Ghana et la RD Congo à disputer son troisième CHAN d’affilée, ses prestations précédentes, toutes épreuves continentales confondues, n’en faisait pas une des équipes en vue, un simple outsider.

Seulement le Zimbabwe n’a cessé de monter en puissance depuis le début du tournoi. Deux nuls pour commencer avec le Maroc et l’Ouganda, suivis de deux victoires contre le Burkina Faso et le Mali en quart de finale. Une solide défense qui n’a encaissé qu’un seul but mais une attaque peu efficace avec trois buts. Les Warriors ont construit leur réussite sur « une défense solide avec en chien de garde, posté en avant des quatre défenseurs, Danny Phiri qui a fait un gros travail », explique l’entraîneur Ian Gorowa. « Dans le football, dit-il, si vous n’encaissez pas de but, vous avez des chances de gagner le match. Jusqu’à présent la stratégie de l’équipe a été la bonne. Nous espérons que cela continuera contre la Libye ».

Les Chevaliers de la Méditerranée ont entamé la compétition par une victoire face à l’Ethiopie et ont enchaîné avec trois nuls consécutifs, le dernier contre le Mali suivi d’une séance de tirs au but victorieuse. Les Libyens ont été discrets jusqu’à présent, n’ont jamais fait de déclaration fracassante.

Leur entraîneur, l’Espagnol Javier Clemente, a simplement regretté que son équipe n’ait eu que trois jours de récupération entre le quart et la demi-finale. De plus les joueurs, selon le staff technique, sont un peu fatigués. « Après les deux premiers matches à Polokwane, indique l’un d’entre eux, nous avons joué le troisième à Mangaung. Puis nous sommes retournés à Polokwane pour le quart de finale avant de refaire le chemin en sens inverse pour le match avec le Zimbabwe. C’est dur ».

Pour Javier Clemente, « c’est du 50-50 ». Pourtant pour les raisons expliquées plus haut, s’il fallait désigner un favori, la tendance serait en faveur du Zimbabwe. Plus de fraîcheur, amélioration du rendement, match après match, enfin soutien d’un public avec beaucoup de ressortissants zimbabwéens dans le pays, et plus largement de supporters locaux qui se reconnaissent derrière les BaWarriors, régionaux de l’étape.

cafonline

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